Bujumbura, 20 septembre 2026 – La 81è’Assemblée générale des Nations Unies a été ouverte, le mardi 8 septembre 2026 à New York sous la présidence du Bangladais, Khalilur Rahman, le nouveau président de la 81è Assemblée Générale. Cette session est entrée dans sa phase décisive avec sa Semaine de haut niveau du 22 au 29 septembre sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations Unies qui apportent des résultats pour tous ». C’est un aveu ici d’une organisation qui reconnaît elle-même son déficit de crédibilité face aux conflits, au climat et au retard sur les Objectifs de développement durable.

Pour le Burundi, cette 81è Assemblée générale de l’ONU n’est pas habituelle comme les autres. C’est la première fois depuis plus d’une décennie que le Burundi arrive à New York non pas pour se défendre, mais pour présider.

En tant que président du Bureau de l’Union Africaine pour la Région centrale pour l’année 2026, Evariste Ndayishimiye n’y va pas pour parler seulement au nom du Burundi, mais pour parler aussi au nom du continent africain.

Parmi les dossiers sur son agenda figurent certainement l’eau comme arme diplomatique, la paix à l’Est de la RDC et la réforme de l’ONU.

En effet, l’eau comme arme diplomatique, c’est le marqueur de la présidence à l’UA. L’année 2026 a été décrétée Année de l’Eau et de l’assainissement à l’Union. A la tribune de l’ONU où la question de sécurité hydrique sera au centre des débats, Ndayishimiye devrait porter la voix des pays qui subissent le changement climatique sans en être responsables.

S’agissant de la paix à l’Est de la RDC, depuis 2022, le Burundi a fait le choix de s’impliquer militairement et diplomatiquement dans cette partie Est de la RDC via le processus de Nairobi et Luanda. A New York, Ndayishimiye doit convaincre que cette implication est une solution. Il devrait, comme à ses précédentes interventions, appeler la communauté internationale à financer et appuyer ces processus africains et à traquer les forces négatives transfrontalières.

La réforme de l’ONU, quant à elle, reste le dossier le plus diplomatique sur l’échiquier international. Le mandat de l’actuel Secrétaire général, Antonio Guterres s’achève le 31 décembre 2026. L’Afrique pousse pour une réforme historique du Conseil de sécurité et présente un candidat unique : l’ancien président sénégalais Macky Sall, dont la candidature a été portée et défendue par Ndayishimiye lui-même devant l’UA. Pendant cette session de l’Assemblée générale de l’ONU, il ne s’agit plus seulement de demander une place, il s’agit de placer l’Afrique en position de négocier le prochain Secrétaire général.

La participation de Ndayishimiye à cette 81è AG symbolise une inversion. Le Burundi, longtemps perçu à l’ONU comme un dossier « droit de l’homme » à gérer, se présente aujourd’hui comme un pourvoyeur de solutions africaines. Le succès de son déplacement se mesurera par le mouvement d’investisseurs vers le Burundi en particulier et l’Afrique en général après sa participations à cette 81è Assemblée générale des Nations unies..

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