Dernièrement le Burundi a lancé officiellement une base incubatrice de la transformation numérique qu’est le projet d’appui à la fondation de l’économie numérique (PAFEN) financé à hauteur de 92 millions de dollars par la Banque mondiale, selon l’article de Samira Njoya paru dans les éditions en ligne de « we are tech.africa ». Ce projet vise l’amélioration de l’accès à Internet haut débit et à renforcer les capacités des services publics numériques dans le pays poursuit l’article. Si ce souhait arrivait à se concrétiser les utilisateurs des Technologies de l’Information et de la Communication TIC, et Internet pousseraient un ouf de soulagement vu l’état actuel de connectivité du pays qui annihile les efforts des internautes actifs.
L’article cité mentionne les propos du Vice-président de la république, Prosper Bazombanza qui s’est exprimé en ces termes : « Nul n’est sans ignorer l’importance que le gouvernement du Burundi attache à ce projet, qui vient à point nommé alors que nous nous sommes engagés sur un élan de digitalisation pour soutenir la transformation structurelle de notre économie, ainsi que la gestion transparente, efficace et efficiente de la chose publique. »
Cette initiative s’inscrit dans la vision du Burundi de devenir un pays émergent en 2040 et un pays développé en 2060, avec le numérique comme levier essentiel de développement, précise-t-on dans cet article. L’information indique aussi que l’initiative intervient quelques mois après la conclusion d’une enquête nationale menée dans le cadre de ce projet, visant à évaluer le niveau de pénétration des TIC dans le pays.
Bien que les résultats de cette enquête ne soient pas encore publiés, il est important de souligner que le Burundi accuse un certain retard dans ce domaine, poursuit Samira Njoya dans son article. Selon un rapport de l’Union internationale des télécommunications (UIT) publié en décembre 2023, le Burundi se classe 43e sur 45 pays africains membres de l’UIT, avec un score bien en deçà de la moyenne continentale, soit 23 points, précise l’article.
Pour conclure, l’article informe que le principal défi du PAFEN sera de combler la fracture numérique d’ici 2028, de faciliter l’accès aux services numériques pour le secteur public, et de mettre en place un cadre juridique pour la protection des données. Le projet cherche également à attirer des investissements privés pour le développement des infrastructures numériques, afin de créer les conditions propices à la croissance numérique du Burundi.
Source : https://www.wearetech.africa