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INTERVIEW : Ir. Ndikuriyo Chrysogone sur sa vision, les défis et l’espoir pour une école ancrée dans l’économie numérique

Ir. Ndikuriyo Chrysogone au milieu des futurs gestionnaires IT de Buhinga

En bref ::::: In a nutshell

Le vendredi 12 juin 2026 à Buhinga, Ir. Ndikuriyo Chrysogone, le Fondateur de l’Ecole Technique d’Espoir de Buhinga revendique une vision claire : Former des élèves adaptés à l’économie numérique. Mais, il indique qu'il est à la recherche des formateurs qualifiés.Il souligne aussi le problème de niveau d'élèves à relever et les machines endommagées par un court-circuit électrique. L’appui des bienfaiteurs en équipement informatique est salutaire, dit-il avant de saluer le CBETIC dont la mission, prouvée par le déplacement de Nathan Ntahondi à Buhinga, facilite déjà l’accès et la participation de cette école au numérique.

A l’issue de la séance de renforcement des capacités animée par Nathan Ntahondi dans les locaux de l’Ecole Technique d’Espoir de Buhinga, le vendredi 12 juin 2026, TIC-Actualité s’est entretenu avec le fondateur et Représentant légal de cet établissement, Ir. Ndikuriyo Chrysogone. En face de cet Ingénieur agronome de formation et responsable du département Agriculture et élevage en commune de Bururi, nous avons eu à écouter sa vision d’une école ancrée dans l’économie numérique, les défis qui freinent l’école et l’espoir qu’il place dans la nouvelle année scolaire. C’était un entretien à cœur ouvert depuis Buhinga là où se joue l’avenir des gestionnaires IT de demain. Suivez l’intégralité de son inteview.

TIC-Actualité : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Ir. Ndikuriyo Chrisogone : Je suis Ir. Ndikuriyo Chrysogon, Ingénieur de formation en Agronomie. J’ai dirigé une école pendant 13 ans, ce qui m’a donné une vraie passion pour l’éducation. Actuellement, je suis responsable du département de l’Agriculture et de l’élevage en commune Bururi. Je suis aussi le fondateur de l’Ecole Technique d’Espoir de Buhinga.

TIC-Actualité : Quelle est votre vision pour cette école ?

Ir. Ndikuriyo Chrysogone : Ma vision est simple. Je veux former des élèves capables de s’adapter au contexte actuel, celui du développement de l’économie numérique. Aujourd’hui, un jeune qui sort de l’école doit savoir chercher l’information, utiliser les outils digitaux et bâtir la confiance. C’est ça l’avenir, même ici à Buhinga.

TIC-Actualité : Quels sont les principaux défis que rencontre l’école aujourd’hui ?

Ir. Ndikuriyo Chrysogone : Nous avons deux gros défis. Le premier, c’est le manque de formateurs qualifiés. Ceux qui ont le niveau requis viennent de loin, précisément à Makamba. Le budget pour les faire venir travailler ici devient exorbitant pour nous. Le deuxième défi, c’est le niveau de base des enfants. Beaucoup arrivent avec des lacunes qu’il faut relever avant même de parler d’informatique avancée.

Nous avons aussi connu un coup dur : un court-circuit a endommagé plusieurs de nos machines. Cela nous a freiné. Mais je garde l’espoir. Dès la rentrée de la nouvelle année scolaire, nous espérons avoir au moins deux ordinateurs fonctionnels.

TIC-Actualité : Quel appel lancez-vous pour soutenir l’école ?

Ir. Ndikuriyo Chrysogone : Si des bienfaiteurs pouvaient appuyer notre école en équipement informatique, cela changerait tout. Avec du matériel, nous pourrions bien former nos élèves et tenir notre promesse : faire de Buhinga une pépinière de gestionnaire IT d’excellence.

TIC-Actualité : Un mot sur la visite de CBETIC ce vendredi 12 juin ?

Ir. Ndikuriyo Chrysogone : Je remercie beaucoup CBETIC. Sa mission de faciliter l’accès et la participation des citoyens dans l’économie numérique est vitale pour nous. Le déplacement de son fondateur, Mr. Nathan Ntahondi, jusqu’à Buhinga pour enseigner aux élèves les fondements de l’économie numérique le prouve clairement. CBETIC vient de faciliter l’accès et la participation de notre école dans l’économie numérique. C’est un signal fort pour nos élèves et pour toute la communauté de Buhinga.