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Burundi : BBS dénonce les coupures fréquentes de ses câbles à fibre et appelle à protéger l’infrastructure numérique nationale

Des câbles à fibre optique déterrés

En bref ::::: In a nutshell

BBS dénonce dans son communiqué n°001/2026, les coupures fréquentes de ses câbles à fibre optique par les chantiers routiers. Il rappelle que son réseau est vital pour la souveraineté numérique et la vision 2040 et exige une coordination avant tout déplacement de câbles. L’opérateur rappelle d’appliquer la loi sur la cybercriminalité, avec jusqu’à 20 ans de prison et 100 millions Fbu d’amende, et promet des poursuites et des réparations aux responsables.

La société Burundi Backbone System (BBS) alerte sur une situation devenue récurrente, relative à la coupure fréquente de ses câbles à fibre optique souterrains, lors des grands travaux routiers menés à travers le pays. Cette alerte paraît dans un communiqué de presse n°001/2026, rendu public ce 27 juin 2026.

Comme l’indique BBS dans sa communication au public, ces incidents ne relèvent plus du simple aléa de chantier.  Il qualifie son réseau de fibre d’« impératif absolu de la transformation numérique du Burundi » pour réaliser la vision d’un pays émergent à l’horizon 2040. Dans ce contexte, la direction générale estime que toute atteinte à cette infrastructure met directement en péril la connectivité et la compétitivité numérique du pays.

Face à cette situation, BBS porte quatre messages clés à l’attention des maîtres d’ouvrage, entreprises de BTP et autres intervenants sur le terrain. Premièrement, il rappelle que son réseau n’est pas une installation technique parmi d’autres. Il constitue « une composante essentielle de la souveraineté numérique du Burundi ». De ce fait, sa protection ne concerne pas uniquement BBS mais relève de la responsabilité de l’ensemble des acteurs publics et privés. Deuxièmement, BBS réaffirme sa volonté de collaborer.

Cet opérateur se dit « totalement disponible » pour travailler avec les entreprises en charge des routes. Il demande toutefois qu’une coordination technique soit organisée en amont, chaque fois que des travaux nécessitent le déplacement de câbles. L’objectif est de planifier les interventions sans provoquer des coupures de service pour les opérateurs et les utilisateurs finaux. Troisièmement, BBS durcit le ton sur le plan juridique. Cette société souligne que les dommages causés à son réseau peuvent être analysés comme des actes de cybercriminalité. Cette société réfère à la loi n°1/10 du 16 mars 2022 portant prévention et répression de la cybercriminalité au Burundi. L’article 21 de cette loi prévoit en effet une peine d’emprisonnement de quinze à vingt ans ainsi qu’une amende allant de cinquante à cent millions de francs burundais pour toute atteinte à une infrastructure critique de communication.

Dans son communiqué, BBS annonce enfin des poursuites systématiques en cas de dégâts. L’opérateur « se réserve le droit de réclamer une compensation financière et d’engager des procédures judiciaires contre tout acteur responsable ». Il justifie cette position par l’impact direct des coupures sur ses obligations contractuelles de disponibilité de service envers ses clients.

Pour conclure, BBS tient à remercier les entreprises qui font preuve de diligence raisonnable et réitère également son engagement à assurer la continuité de service pour tous les clients affectés par ces incidents qualifiés de « sabotage ». Avec la multiplication des chantiers d’infrastructures, BBS place ainsi la préservation de la fibre optique au centre des priorités pour garantir une transition numérique sans rupture.