New York – A la tribune de la 81è Assemblée générale des Nations unies, le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye a, en date du 23 septembre, livré un discours axé sur la paix mondiale, la solidarité et l’intégration régionale.
Un message de remerciement
Le chef de l’Etat burundais a d’abord exprimé ses vifs remerciements au Secrétaire général de l’ONU et à l’ensemble des Etats membres pour l’organisation de cette session et pour le soutien constant apporté au Burundi.
La paix rend tout possible
Pour illustrer son propos, le président est parti d’un adage burundais qu’il a lui-même traduit devant l’assemblée : « Dans un climat de paix, la serpette peut servir de tondeuse ». Une image forte pour dire que là où il y a la paix, tout devient possible, même l’impossible. Le développement l’innovation et le progrès ne germent que sur un sol pacifié.
Une leçon pour le monde
Pour lui, le monde d’aujourd’hui, fracturé et instable, devrait s’inspirer de cette sagesse burundaise. La paix ne doit plus être considérée comme une conséquence du développement, mais comme sa condition première.
Il a dressé un tableau sombre du contexte international actuel.
Un monde en proie aux crises
Le monde est plein d’actes macabres, a-t-il déploré : massacres de civils, flux horribles de réfugiés, insécurité alimentaire grandissante et déstabilisation des systèmes économiques mondiaux.
Il a cité les guerres qui persistent en Ukraine, en Afrique notamment au Sahel, et en Afrique centrale avec une tendance inquiétante de s’étendre vers le sud du continent.
L’appel à l’unité contre le terrorisme
« Le terrorisme se trouve partout, les catastrophes n’ont pas de frontière », a martelé le président Ndayishimiye. Mais il s’est voulu confiant : si les pays du monde se mettent ensemble, dans la solidarité et la mutualisation des efforts, ils peuvent vaincre ces fléaux.
Le Burundi, preuve que la paix est possible
Prenant l’exemple de son propre pays, le président a rappelé que le Burundi a connu des crises répétitives, mais qu’il s’est rétabli. Aujourd’hui, le pays jouit de la paix grâce d’abord aux efforts des Burundais eux-mêmes, mais aussi grâce à la contribution précieuse de la communauté internationale.
Un pays qui assume ses responsabilités
Fidèle à cette culture de paix, le Burundi a accueilli des milliers de réfugiés congolais, toutes ethnies confondue, sans discrimination, a dit Ndayishimiye.
Le président burundais, Ndayishimiye a affirmé que son pays ne se dérobera jamais aux décisions contribuant à ramener la paix. C’est dans ce cadre que le Burundi intervient activement dans des cas de conflits armés, notamment en Somalie et en République Centrafricaine, sous bannière onusienne et de l’Union africaine.
Focus sur l’Est de la RDC
Le chef de l’Etat burundais s’est longuement attardé sur la crise à l’Est de la RDC. Il a réaffirmé que le Burundi s’est engagé en RDC dans le cadre de l’initiative de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
Il a lancé deux appels forts à la communauté internationale : d’abord, appuyer le processus de Nairobi pour aider le peuple congolais en détresse, ensuite, contribuer au traquage des groupes terroristes qui s’infiltrent dans la sous-région et menacent sa stabilité.
L’Intégration comme solution durable
Pour le président Ndayishimiye, la venue de la RDC au sein de l’EAC permettra de travailler ensemble pour stabiliser durablement la paix. Car la paix passe aussi par le développement.
Il a ainsi évoqué les projets structurants de construction de routes et de voies ferrées pour désenclaver la sous-région, avant de conclure par un dernier appel : la mobilisation des ressources financières internationales pour financer ces projets d’intégration et donner enfin à l’Afrique centrale les infrastructures de la paix et de la prospérité.