La troisième réunion préparatoire africaine pour la Conférence mondiale des radiocommunications 2027 (CMR-27) a été officiellement lancée ce lundi 7 septembre 2026 à Tunis. Organisée par l’Union africaine des télécommunications (UAT) en partenariat avec l’Agence nationale des fréquences de Tunisie (ANF), cette rencontre rassemble les délégations des États membres dont celle du Burundi conduite par Majambere Lazare de l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunication (ARCT) chargé du spectre des fréquences, pour définir une position commune sur les enjeux liés au spectre radioélectrique.
Durant cinq jours, les participants examineront les points inscrits à l’ordre du jour de la CMR‑27, notamment la gestion des fréquences pour la 5G, les services satellitaires et l’Internet des objets. L’objectif est de parvenir à une harmonisation des positions africaines afin que le continent parle d’une seule voix lors des négociations internationales.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par des allocutions officielles, suivies de l’adoption du programme de travail. Les délégués auront également l’occasion de découvrir des outils numériques tels que l’Africa IMT – Observatory et AfrisSAP Online, conçus pour suivre les évolutions technologiques et faciliter la prise de décision. En marge de la réunion, une conférence africaine sur la gestion du spectre se tient également à Tunis, renforçant le caractère stratégique de l’événement.
Au‑delà des aspects techniques, cette rencontre illustre la volonté de l’Afrique de consolider sa souveraineté numérique et de défendre ses priorités dans un domaine crucial pour le développement économique et social. Le spectre radioélectrique, ressource rare et stratégique, est au cœur des débats, car il conditionne l’avenir de la connectivité, l’inclusion numérique et l’innovation sur le continent.