Dans une lettre datée le 7 juillet 2026, le Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications (UAT), John OMO a adressé une invitation officielle aux Etats membres de cette organisation. Il les convie à participer à la 3ème réunion préparatoire africaine pour la Conférence mondiale des radiocommunications 2027 (CMR-27), prévue à Tunis, en République tunisienne, du 7 au 11 septembre 2026.
La rédaction de TIC-Actualité s’intéresser à relayer cette information, bien qu’elle puisse sembler dépassée, car elle conserve une pertinence durable pour le secteur des télécommunications africain. L’invitation du Secrétaire général de l’UAT à la troisième réunion préparatoire africaine pour la conférence mondiale des radiocommunications 27 illustre la volonté du continent de préparer une position commune face aux enjeux mondiaux du spectre radioélectrique. Même après la tenue de l’événement, rappeler cette mobilisation permet de mettre en lumière les priorités africaines en matière de connectivité, la coopération régionale et la souveraineté numérique, autant de thèmes qui demeurent d’actualité pour nos lecteurs.
En effet, cette rencontre continentale s’inscrit dans une série de consultations régionales destinées à définir une position africaine commune avant la grande conférence mondiale organisée par l’Union internationale des télécommunications (UIT).
Une étape stratégique pour le continent
La CMR-27 sera un moment décisif pour l’avenir de la gestion du spectre radioélectrique mondial. Dans ce contexte, la réunion de Tunis revêt une importance particulière : elle permettra aux États africains d’harmoniser leurs positions, de renforcer la coopération régionale et de préparer les dossiers techniques relatifs aux fréquences, aux satellites, à la 5G et aux nouvelles technologies émergentes.
Au-delà des aspects techniques, il s’agit de défendre une voix africaine unifiée dans les négociations internationales, afin que les besoins spécifiques du continent soient pris en compte.
Les enjeux pour l’Afrique
Les défis sont nombreux : garantir un accès équitable aux fréquences pour soutenir l’inclusion numérique, favoriser le déploiement de la 5G et de l’Internet des objets, et assurer une meilleure couverture satellitaire pour les zones rurales.
La réunion de Tunis sera donc l’occasion pour les experts africains de mettre en avant les priorités du continent, notamment en matière de connectivité, de souveraineté numérique et de développement économique.
Une mobilisation nécessaire
L’invitation de John OMO illustre la volonté de l’UAT de mobiliser ses membres autour d’une préparation concertée. En réunissant les délégations africaines à Tunis, l’organisation cherche à éviter que l’Afrique ne soit reléguée au second plan dans les grandes décisions de la CMR-27.
Cette démarche traduit une ambition claire : faire de l’Afrique un acteur influent dans la gouvernance mondiale des télécommunications. A l’heure où la transformation numérique s’accélère, parler d’une seule voix devient une nécessité stratégique pour défendre les intérêts du continent.