A Bujumbura, les bureaux de Lumitel ont été pris d’assaut après la publication d’un communiqué exigeant des abonnés la présentation de leurs cartes d’identité pour toute nouvelle inscription. Ce qui devait être une opération de régularisation s’est rapidement transformé en scène de désordre.
Des centaines de clients se sont retrouvés coincés dans des files interminables ce matin du 2 juin 2026, sous une organisation jugée inexistante. Manque de personnel, absence de consignes claires et attente insupportable: le constat est unanime, l’opérateur n’a pas su anticiper l’afflux massif.
Face à ce chaos, la colère a éclaté. De nombreux abonnés, excédés par l’expérience, ont préféré abandonner le service, estimant que Lumitel ne respecte pas ses clients. « Nous venons pour nous conformer, mais on nous traite comme si notre temps n’avait aucune valeur », déplore un abonné rencontré sur place.
Au-delà de la conformité légale, c’est l’image de l’opérateur qui vacille. Dans un marché télécom où la concurrence est vive, la qualité de l’accueil et de l’organisation devient un critère aussi décisif que les offres techniques. Lumitel risque de voir une partie de sa clientèle se tourner vers des alternatives jugées plus fiables.
Pour regagner la confiance, l’entreprise devra revoir sa stratégie : instaurer des rendez-vous programmés, renforcer son personnel et surtout communiquer de manière transparente. Faute de quoi, ce fiasco restera dans les mémoires comme un exemple de désorganisation et de mépris des abonnés.