Information, analyses et commentaires sur le secteur des technologies de l’information et de la communication

Burundi˃Télécentres, Village numérique, Ecoles connectées : le duo CBETIC-FSU passe à l’action

Le fondateur de CBETIC, Nathan Ntahondi (à gauche) et le Directeur du FSU, Elias Ahiboneye (à droite)

En bref ::::: In a nutshell

Le lundi 27 avril 2026, Nathan Ntahondi, fondateur de CBETIC a rencontré le Directeur du FSU à Bujumbura pour présenter la mission de CBETIC : faciliter l’accès des citoyens à l’économie numérique. Le FSU a salué son action avec le Réseau scolaire de Kajabure et a présenté ses chantiers : village numérique, six télécentres et deux salles multimédia. Les deux parties ont souligné l’importance de sensibiliser les bénéficiaires et se sont engagés à mutualiser leurs expertises pour faire du numérique un levier d’inclusion au Burundi.

Une étape importante pour l’écosystème numérique burundais a été franchi, le lundi 27 avril 2026 au siège du Fonds de Services Universels des TIC (FSU). Le fondateur du Centre burundais d’expertise en TIC(CBETIC), Nathan Ntahondi, a été reçu en audience par le Directeur du FSU, Elias Ahiboneye, pour une séance de travail axé sur la mutualisation des efforts en faveur de l’économie numérique.

Présenter une vision pour l’inclusion numérique

Au cœur des échanges, Nathan Ntahondi a d’abord exposé la vision et la mission de CBETIC : contribuer au développement de l’économie numérique par la facilitation de l’accès et la participation active des citoyens. Cette organisation non gouvernementale structure son action autour de sept champs d’intervention stratégiques : le renforcement des capacités, la pertinence des contenus locaux, l’accessibilité financière, l’appui technique, la veille TIC-Actualité, le plaidoyer sur les politiques, lois et réglementation ainsi que l’équipement et les infrastructures.

Le fondateur de CBETIC a illustré cette approche par des réalisations concrètes en matière de renforcement des capacités locales. Le Directeur du FSU a particulièrement salué le travail accompli avec les intervenants du Réseau scolaire de Kajabure, qualifiant l’initiative de modèle à répliquer. Il a promis une inscription de ce réseau à l’agenda des autres établissements qui bénéficieront l’appui de son institution.

Les chantiers du FSU pour connecter le territoire

En retour, le Directeur du FSU a présenté au fondateur de CBETIC l’état d’avancement des chantiers en cours d’exécution par son institution. Le programme est ambitieux : le déploiement du concept de village numérique, la construction de six télécentres communautaires à Rutana, Kayanza, Bururi, Bukinanyana, Maramvya et Cankuzo, ainsi que l’aménagement de deux salles multimédia dédiées à l’Institut Supérieur de la Police de Mitakataka et l’Ecole des Sous-Officiers de Muramvya.

Nathan Ntahondi a exprimé sa vive appréciation face à ces avancées, y voyant un levier décisif pour le renforcement du numérique sur l’ensemble du territoire national.

Sensibilisation, clé de l’adhésion et l’appropriation

Au-delà des infrastructures, le fondateur de CBETIC, Nathan Ntahondi a insisté sur un facteur déterminant pour la réussite : l’adhésion et l’appropriation des bénéficiaires. « Il est essentiel de sensibiliser les communautés en amont pour qu’elle s’approprie ses projets. Un télécentre sans usagers formés et motivés reste une coquille vide », a-t-il souligné. Un point de vue partagé par son interlocuteur, conscient que l’investissement dans le matériel doit s’accompagner d’un investissement dans l’humain.

Vers une mutualisation d’expertises

La rencontre s’est conclue sur un engagement fort : les deux institutions vont mutualiser leurs expertises pour participer activement au développement de l’économie numérique au Burundi. Le FSU apporte la force de déploiement des infrastructures et l’ingénierie des services universels. CBETIC offre son ancrage communautaire, son expérience en renforcement des capacités et sa maîtrise des contenus adaptés aux réalités locales.

Cette synergie entre un fonds public et une ONG technique dessine les contours d’une nouvelle gouvernance du numérique, où connexion rime avec compétence et où l’infrastructure se double de l’inclusion.