Le forum international sur la gouvernance de l’Internet (FGI-AC) s’invite à Bujumbura, dès le lundi 16 au 21 février 2026, sous le thème « Le numérique : catalyseur d’innovation, d’inclusion et de développement durable en Afrique centrale ». Il s’ouvre au moment où le Burundi assume, dès le dimanche 15 février 2026 la présidence de l’Union africaine. C’est une double opportunité pour le pays : il affiche son rôle moteur dans la transformation numérique du continent et attire l’attention sur ses propres défis de connectivité. Entre ambition africaine et réalités locales, le rendez-vous place le Burundi au centre des débats sur l’avenir digital. Cet alignement stratégique offre au Burundi une double visibilité continentale et internationale. Alors qu’il se positionne comme un acteur clé dans les débats sur l’avenir de l’Afrique centrale, il montre aussi sa capacité à accueillir des événements de portée mondiale, renforçant son image de pays engagé dans la transformation digitale et la coopération multilatérale.
Pour plus de compréhension, la gouvernance de l’Internet désigne l’ensemble des règles, normes et processus qui régulent l’usage du réseau mondial. Elle repose sur un dialogue multipartite impliquant les gouvernements, le secteur privé, la société civile, institution académiques etc. Dans un forum pareil, les axes au centre des débats sont notamment : accès et inclusion numérique qui garantit que chaque citoyen puisse se connecter ; protection des données et cybersécurité qui s’occupe de la sécurisation des échanges et la vie privée ; innovation et développement durable qui promeut l’utilisation du numérique comme levier de croissance ; neutralité et liberté d’expression qui assure un internet ouvert et non discriminatoire.
Au sortir de ce forum, l’Afrique centrale devrait s’assurer du renforcement de ses infrastructures numériques pour améliorer la connectivité transfrontalière et réduire les coûts d’accès. Il devrait aussi s’assurer de l’harmonisation de ses cadres juridiques qui s’alignent sur les standards internationaux. Le renforcement de la capacité locale notamment la formation des experts africains capables de participer activement aux instances mondiale de gouvernance de l’Internet est très important. Il faut s’assurer de la réduction de la dépendance technologique en développant des solutions africaines. La souveraineté numérique s’impose.
Le Burundi qui connaît encore des défis de connectivité (faible couverture, coûts élevés, qualité de service limité) peut espérer gagner sa visibilité accrue : en accueillant ce forum, il attire l’attention des bailleurs et partenaires techniques. Il peut renforcer son plaidoyer en mettant en avant ses besoins en infrastructures et en financement. Il peut jouer sur des partenariats stratégiques pour obtenir un soutien pour moderniser ses réseaux et développer des projets d’inclusion numériques. Il peut aussi renforcer les compétences locales en matière de régulation et de cybersécurité.
Enfin, l’organisation du Forum international sur la gouvernance de l’Internet à Bujumbura, au moment où le Burundi assume la présidence de l’Union africaine, marque une étape majeure pour la visibilité du pays et pour l’avenir numérique du continent. Puissent les échanges et les engagements pris lors de ce rendez-vous ouvrir la voie à une gouvernance inclusive, sécurisée et porteuse de développement. Bon succès à ce forum et tous les acteurs qui y participeront.