Le projet PAFEN, financé par la Banque mondiale à hauteur de 92 millions de dollars et lancé en 2024, affiche un taux d’engagements estimé à 61 % à mi-parcours. Ce chiffre a été révélé le jeudi 26 mars 2026 lors d’une mission d’évaluation conduite par la Banque mondiale. Bienvenu Irakoze, le responsable dudit projet apporte un éclaircissement majeur, en indiquant que le taux de décaissement est estimé pour le moment à 30%.
Au cœur de cette évaluation figure la modernisation de la gestion des finances publiques. Le gouvernement burundais mise sur la numérisation des systèmes pour améliorer la collecte des recettes et le suivi des dépenses, avec l’objectif de réduire les pertes de ressources et de renforcer la transparence budgétaire. Cette démarche s’inscrit dans la consolidation du cadre macroéconomique et en cohérence avec la Vision 2040–2060.
Le projet prévoit également la mise en place d’une identité numérique nationale, considérée comme un levier central pour faciliter l’accès aux services publics, simplifier les démarches administratives et favoriser l’intégration des populations rurales dans l’économie formelle. La création d’un data center national figure aussi parmi les priorités.
La mission de la Banque mondiale, engagée depuis le 23 mars, vise à identifier les contraintes opérationnelles qui freinent l’exécution du projet et à proposer les ajustements nécessaires pour accélérer sa mise en œuvre d’ici 2028. Les échanges techniques ont insisté sur l’importance d’adapter certains dispositifs afin de faciliter le déploiement des infrastructures numériques.
Avec ces avancées, le PAFEN se positionne comme un pilier de la transformation digitale du Burundi, en renforçant la gouvernance financière et en ouvrant la voie à une administration plus transparente et inclusive.
source :Transformation numérique : la Banque mondiale évalue les progrès du PAFEN au Burundi – We are Tech