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Burundi : une nouvelle ordonnance ministérielle sur l’enregistrement et l’utilisation des cartes SIM

Alain Ndikumana, ministre des Finances et de l'Economie numérique.

En bref ::::: In a nutshell

Le ministre en charge de l’Economie numérique, Alain Ndikumana a signé une ordonnance n°540/906/2026 fixant les modalités d’enregistrement et d’utilisation des cartes SIM. Le texte impose l’identification obligatoire des abonnés, distinguant les nationaux des étrangers. L’activation des cartes SIM ne sera possible qu’après vérification des données, tandis que la désactivation pourra intervenir en cas de fraude ou de non-respect des règles. Le remplacement des cartes SIM est désormais soumis à des conditions strictes. Les contrevenants à cette ordonnance (abonnés et opérateurs) sont tous passibles d’amendes.

Le ministre burundais en charge de l’Economie numérique, Alain Ndikumana a signé, le 13 janvier 2026 une ordonnance n°540/906/2026 fixant les modalités d’enregistrement et d’utilisation des cartes SIM au Burundi. C’est une mesure présentée comme un tournant pour la sécurité individuelle et publique, en renforçant la traçabilité et la régulation des abonnements téléphoniques.

Cette ordonnance impose désormais l’identification obligatoire de chaque abonné lors de l’acquisition d’une carte SIM. Les abonnés nationaux doivent fournir une carte d’identité reconnue par l’Etat. Les abonnés étrangers doivent présenter un passeport ou un document officiel équivalent.

Cette distinction vise à garantir une meilleure gestion des données et à prévenir l’utilisation frauduleuse des services de télécommunication.

Le texte précise que l’activation d’une carte SIM ne peut se faire qu’après vérification complète des informations de l’abonné. La désactivation peut intervenir en cas de non-respect des conditions d’utilisation ou de fraude. Le remplacement d’une carte SIM est soumis à des conditions strictes, notamment la présentation de justificatifs et l’approbation de l’opérateur.

L’ordonnance prévoit également la mise en place d’infrastructures techniques permettant de centraliser et de sécuriser les données des abonnés. En cas de non-respect des dispositions, des amendes sont prévues pour les contrevenants, qu’il s’agisse d’individus ou d’opérateurs de télécommunication.

Cette ordonnance constitue un jalon majeur dans la régulation du secteur des télécommunications au Burundi. En encadrant l’enregistrement et l’utilisation des cartes SIM, le gouvernement entend renforcer la sécurité nationale, protéger les citoyens et garantir une utilisation responsable des technologies de l’information et de la communication.