Dans le cadre des activités du Centre burundais d’expert en TIC, l’Ecole Technique d’Espoir de Buhinga a reçu, le vendredi 12 juin 2026, l’expert en politiques de développement des technologies de l’information et de la communication, Nathan Ntahondi venu de Bujumbura pour une séance de renforcement des capacités destinée aux élèves de la filière Informatique de Gestion.
Après le mot de bienvenue du Représentant de cette école, Ir. Ndikuriyo Chrysogone, Nathan Ntahondi a directement mis les élèves face à l’enjeu : apprendre les outils numériques est important, mais comprendre leurs fondements est vital. Sa communication a reposé sur trois piliers essentiels de l’économie numérique. Le premier est l’information. L’expert Nathan a insisté sur le fait que chaque élève doit être le gardien de l’information. Cela va au-delà du simple clic, a-t-il expliqué avant de préciser qu’il faut vérifier, sécuriser et comprendre la logique des données avant de les utiliser. Le deuxième pilier est l’outil digital. Pour cet expert, il ne suffit pas de savoir cliquer. L’élève doit comprendre comment fonctionne un logiciel et pourquoi il a été conçu ainsi. Le troisième pilier est la confiance. L’économie numérique ne peut exister sans confiance entre les acteurs. Cette confiance se construit par la rigueur, la fiabilité et le respect des engagements, a souligné Nathan dans ses enseignements.
Pour traduire ces fondements en pratique, il a indiqué trois réflexes à ancrer dès l’école. Le premier réflexe est de chercher. Pour lui, un bon gestionnaire IT ne se contente jamais de ce qu’il sait déjà. Il va toujours chercher l’information juste et à jour. Le deuxième réflexe est de classer. Selon lui, organiser ses fichiers, ses dossiers et ses données est un acte professionnel qui fait gagner un temps précieux. Le troisième réflexe est de créer. L’objectif est de passer du statut de simple consommateur de technologie à celui de producteur de solutions, même modeste, a renchéri Nathan.
En conclusion, l’expert Nathan Ntahondi a lancé un appel fort à l’action. Il a rappelé que l’économie numérique n’est pas réservée à Bujumbura ou à l’étranger. Selon lui, elle commence à Buhinga, dans les salles des travaux pratiques. Chaque fois qu’un élève nomme correctement un fichier ou vérifie une formule Excel, a-t-il dit, il pose une brique de l’économie numérique nationale.
Nathan Ntahondi a terminé en prenant un engagement, indiquant que CBETIC continuera à outiller ces élèves même à distance et prouver que cette l’Ecole Technique d’Espoir de Buhinga forme des gestionnaires IT d’excellence. Il leur a demandé d’être rigoureux dans le travail, curieux face aux nouvelles technologies et fiers de leur filière.
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