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Chine˃Le 15ᵉ Plan quinquennal : une passerelle d’opportunités pour un avenir partagé entre Pékin et Bujumbura

Zhu Kewei, Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Burundi

En bref ::::: In a nutshell

En présentant le 15ᵉ Plan quinquennal de la Chine, l’Ambassadeur Zhu Kewei a lancé un message fort : ce programme n’est pas seulement une stratégie nationale, mais une véritable passerelle vers l’avenir. Vision de long terme, certitude dans un monde incertain et éventail d’opportunités pour une coopération ouverte avec le Burundi : autant de leviers pour un développement partagé et la promesse d’un avenir plus brillant.

Si la Chine a pu enregistrer au cours des cinq dernières années une croissance annuelle moyenne de 5,4% et contribuer pour plus de 30% à la croissance économique mondiale, c’est qu’elle a su d’inscrire son développement dans la continuité en persévérant dans la mise en œuvre des plans quinquennaux depuis plus de 70 ans. Le XVe Plan quinquennal de développement économique et social récemment adopté continuera d’ouvrir de nouvelles perspectives aussi bien à la Chine qu’au monde.

Une vision de long terme pour apporter de la certitude

Le XVe Plan quinquennal identifie une dizaine de missions stratégiques axées sur quatre priorités: le développement de qualité, la consommation intérieure, la prospérité commune, et la coordination entre le développement et la sécurité. C’est un guide d’action pour la période 2026-2030 avec des objectifs chiffrés et mesures concrètes. Prenons l’exemple de 2026, la croissance du PIB chinois devrait dépasser, avec un taux de 4,5-5%, les 6 000 milliards de yuans, soit l’équivalent du PIB annuel total d’une économie développée. Dans ce monde incertain et instable, la Chine est, par la prévisibilité et la cohérence de ses politiques, un partenaire fiable pour le reste du monde, notamment les pays du Sud global.

« Sans vision, le peuple est freiné. » a dit le président Évariste Ndayishimiye à l’occasion de son accession à la présidence de l’Union Africaine. Au moment où la Chine suit le cap du développement de qualité, le continent africain se mobilise pour concrétiser le deuxième plan décennal de l’Agenda 2063, et le peuple burundais œuvre activement à construire « un pays émergent en 2040 et un pays développé en 2060 ». Cette convergence de visions créera une synergie d’actions.

Un éventail d’opportunités pour renforcer la coopération ouverte

Au cours des cinq dernières années, la Chine a réduit la liste négative pour les investissements étrangers, annulé toutes les restrictions à l’accès des capitaux étrangers à l’industrie manufacturière et élargi l’ouverture du secteur des services. Dans les cinq ans à venir, de plus grands efforts seront déployés pour promouvoir l’élargissement de l’ouverture de haut niveau, avec l’accent mis sur la connectivité en matière d’infrastructures, l’ouverture autonome et institutionnelle ainsi que l’importation de produits agricoles de qualité.

Pour l’Afrique, l’engagement chinois se traduit notamment par l’application à partir du 1er mai prochain du tarif douanier zéro pour 100% de catégories de produits exportés vers la Chine par les 53 pays africains ayant avec elle des relations diplomatiques. Annoncée par le Président Xi Jinping dans son message de félicitations au 39e Sommet de l’Union africaine, cette politique tarifaire préférentielle s’inscrit dans la continuité de celle déjà accordée à 33 pays africains, dont le Burundi, depuis le 1er décembre 2024.

Le café burundais en a profité pour un beau parcours «de l’arbre à la tasse». Le premier lot de 38,4 tonnes a été expédié vers la Chine le 31 juillet 2025 et a été largement apprécié par les consommateurs chinois. Plus de cinq millions de dollars de nouveaux contrats ont été signés par la suite, ce qui témoigne d’un fort potentiel de coopération.

Un développement partagé pour bâtir un avenir plus brillant

Les forces productives de nouvelle   qualité apportent une dynamique innovante au développement de la Chine et à sa coopération avec l’Afrique. De la biofabrication à l’intelligence artificielle incarnée, en passant par l’interface cerveau-machine et la 6G, la Chine continuera de pousser les limites de la technologie, au bénéfice non seulement des Chinois, mais aussi de tous les peuples du monde. En préconisant l’IA open source et en proposant de construire en Afrique 20 projets de démonstration en matière de développement numérique dans le cadre de l’Action de partenariat pour la coopération sur les chaînes industrielles annoncée au Sommet de Beijing du FOCAC, la Chine embrassera la nouvelle vague de la révolution scientifique et technologique ensemble avec le Burundi et les autres pays africains.

Le « développement vert » est un autre mot d’ordre. Producteur de véhicules à énergies nouvelles et de panneaux solaires au meilleur ratio performance-prix et acteur important de la coopération     internationale pour le développement durable, la Chine continuera d’accompagner l’Afrique dans ses efforts pour éviter de « polluer avant de dépolluer».

La Chine est un compagnon de route fiable pour le Burundi qui est en quête du développement et de la modernisation. Nous pourrons consolider la coopération dans les domaines traditionnels tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les infrastructures, tout en explorant de nouvelles possibilités dans des secteurs émergents, de sorte à enrichir sans cesse notre partenariat stratégique global et à apporter plus de bénéfices substantiels à nos deux peuples. Nous entendons aussi travailler de concert avec la présidence burundaise de l’UA pour faire progresser davantage la coopération collective sino-africaine et contribuer à la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.

   Zhu Kewei