La rédaction de TIC-Actualité s’est rendue ce vendredi 3 juillet 2026 à certaines agences d’enregistrement des cartes SIM en ville de Bujumbura pour s’enquérir de la situation actuelle d’avancement de cette opération. Nous avons constaté que cet enregistrement obligatoire reste d’actualité.
Malgré l’avancement de la campagne biométrique, les agences des opérateurs Econet Leo, Lumitel et Viettel Burundi continuent d’accueillir chaque jour un nombre important d’abonnés, avons vu et appris sur place à l’agence de Lumitel située au centre-ville. Cette mobilisation qui ne faiblit pas est un signe éloquent de l’importance que les Burundais accordent à la conservation de leurs numéros.
Aucune désactivation de SIM prévue avant la fin de l’opération
Le régulateur et les opérateurs tranquillisent tous qu’aucun numéro ne sera désactivé tant que la phase d’enregistrement n’est pas officiellement clôturée. Cette assurance répétée vise à calmer les inquiétudes des abonnés qui redoutent une coupure brutale de leur ligne. L’objectif affiché est de permettre à chaque citoyen de régulariser sa situation sans pression et dans un climat serein.
Des délais supplémentaires validés par l’ARCT
Face à l’affluence persistante et aux défis logistiques rencontrés sur le terrain, l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunication (ARCT) a accordé des délais supplémentaires pour l’enregistrement des cartes SIM. Le régulateur apprécie la forte implication des abonnés et salue les mesures prises par les opérateurs pour accélérer le processus. En effet, ces opérateurs ont pu déployer les équipes mobiles. Ils ont étendu les horaires d’ouverture et ont multiplié les points d’enrôlement temporaires à Bujumbura et dans les provinces de l’intérieur du pays.
La nouvelle date butoir n’a pas encore été fixée. L’ARCT s’est engagé à le communiquer largement pour éviter toute désinformation. Cette prorogation donne un souffle aux abonnés qui n’ont pas pu se libérer plus tôt pour se conformer à l’obligation d’identification.
Pourquoi cet enregistrement des SIM est essentiel pour l’écosystème TIC au Burundi
Joint au téléphone, l’expert Nathan Ntahondi, coordinateur national de CBETIC indique que l’identification biométrique des abonnés répond à un double enjeu. C’est notamment le renforcement de la cybersécurité nationale qui passe par la lutte contre la fraude, les arnaques par l’argent mobile (mobile money) et l’usurpation d’identité. Il précise que c’est aussi une manière d’assainir le fichier des abonnés qui est une étape indispensable pour le développement de services numériques fiables comme le mobile banking, l’e-gouvernement, et inclusion financière.
Pour cet expert, cette phase est un tournant dans la structuration du secteur des télécoms au Burundi. « Un fichier d’abonnés fiable ouvre la voie à des innovations majeures et à une meilleure protection des utilisateurs », a-t-il conclu.
Comment éviter les files et faire enregistrer sa SIM rapidement ?
A cette préoccupation, la rédaction de TIC-Actualité a documenté pour vous.
- Vérifiez vos documents : Munissez-vous d’une carte nationale d’identité, d’un passeport ou d’une carte de réfugié en cours de validité. Sans pièce valide, l’enregistrement est impossible.
- Choisissez le bon moment : Les agences sont moins fréquentées en début de matinée et en milieu de semaine. Les points d’enrôlement temporaires installés dans les quartiers sont aussi une alternative.
- Suivez les canaux officiels : ARCT, Econet Leo et Lumitel communiquent régulièrement sur leurs pages et SMS. Méfiez-vous des rumeurs sur les réseaux sociaux.
CBETIC rappelle que l’enregistrement est gratuit et ne nécessite aucun paiement. Aucune désactivation n’aura lieu avant la fin officielle de la campagne. Restez connectés à TIC-Actualité pour connaître la nouvelle date limite dès qu’elle sera annoncée par l’ARCT.