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Le Burundi à la tête de l’Union africaine : une chance à saisir pour l’économie numérique africaine et burundaise

Le président Evariste Ndayishimiye prend la présidence de l'UA

En bref ::::: In a nutshell

La nomination du président, Evariste Ndayishimiye à la tête de l’Union africaine est une chance à saisir pour l’économie numérique africaine en général et burundaise en particulier. Cette nomination intervient dans un contexte de développement de l’économie numérique qui ne laisse pas de choix aux Africains en général et aux Burundais en particulier que d’avancer pour intégrer les systèmes économiques numériques internationaux les plus performants. Pour y arriver il devra encourager la mise en place des politiques et des initiatives innovantes.

Le président burundais, Evariste Ndayishimiye a été porté à la présidence de l’Union africaine le 14 février 2026 à Addis-Abeba, la capitale économique et politique éthiopienne. C’est une première dans l’histoire du Burundi depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine en 1963. Cette nomination est considérée comme un signe de confiance politique et une opportunité stratégique pour le pays.

Cette nomination intervient à un moment crucial où le développement de l’économie numérique africaine est freiné par des retards significatifs, notamment en raison de l’absence de ressources humaines et matérielles nécessaires. Mais, ces retards ne laissent pas de choix aux Africains en général et aux Burundais en particulier que d’avancer pour intégrer les systèmes économiques numériques internationaux les plus performants.

Pour y arriver, le président Ndayishimiye devra encourager l’opérationnalisation de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECf) en mettant l’accent sur le commerce électronique. Cela pourra stimuler la croissance économique africaine et créer des emplois. Il devra encourager aussi les pays africains à investir dans les infrastructures numériques pour améliorer l’accès à l’Internet et aux services numériques dans les zones rurales et urbaines. Sous sa présidence, Ndayishimiye devra encourager le développement des compétences numériques en poussant les pays africains à former les jeunes et les femmes aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Il devra encourager aussi l’innovation et l’entrepreneuriat numérique en créant des incubateurs et des accélérateurs pour les startups numériques.

Pour le cas du Burundi, le président Ndayishimiye devra mettre en place des politiques favorables au développement de l’économie numérique en encourageant les investissements étrangers et en créant un environnement propice à l’innovation. Le Burundi devra continuer à développer les services numériques par la digitalisation prioritaire des paiements, des services d’Etat-civil, des services de santé, des services de formations en ligne etc. Le pays devra consentir des investissements dans la construction des centres de données qui répondent aux normes internationales. La cybersécurité pour protéger les données et les systèmes informatiques du pays reste une préoccupation à apporter des solutions.

Malgré plusieurs agendas sécuritaires prioritaires qui attendent le président Ndayishimiye, c’est une opportunité unique pour lui, de promouvoir l’économie numérique africaine et burundaise en encourageant la mise en place des politiques et des initiatives innovantes.