Dans une interview accordée à TIC-Actualités, le mercredi 18 mars 2026 à Bujumbura, Nathan Ntahondi parle des défis de l’accès universel à l’Internet et propose des solutions. Cet expert en élaboration des politiques de développement des TIC indique d’abord que la gouvernance de l’Internet est un enjeu crucial pour l’avenir de la connectivité de chaque pays. Alors que le monde se dirige vers une société de plus en plus numérique, il est essentiel de garantir que l’accès à l’Internet soit universel et équitable, dit-il en substance.
Selon Nathan, les experts convergent tous sur plusieurs mesures qui devraient être prises pour atteindre cet objectif. Tout d’abord, dit-il, il est nécessaire de développer les infrastructures pour couvrir les zones rurales et les pays en développement. Cela passe par l’investissement dans les réseaux de fibre optique, les satellites et les technologies sans fil. Mais malheureusement, souligne-t-il, certains pays en développement se lance dans de tels investissements sans pour autant s’assurer de leur optimisation. Il donne l’exemple de l’investissement que le Burundi a consenti pour construire la fibre optique mais qui tarde encore à impacter sur la connectivité dans le pays.
Pour lui, il est crucial de rendre l’Internet abordable pour tous. Cela peut être réalisé en mettant en place des politiques de tarification équitables et des subventions pour les populations incapables d’accéder à des services chers. Il précise, en outre, que la neutralité de l’Internet est également un principe fondamental à protéger. Pour cela, dit-il, tous les contenus et les services en ligne doivent être traités sans discrimination aucune. Il est essentiel de renforcer la sécurité en ligne pour protéger les utilisateurs contre les cyberattaques et les contenus illicites, précise Nathan Ntahondi.
Cet ancien représentant du Burundi au Conseil d’Administration de l’Union africaine des télécommunications ne mâche pas les mots sur la coopération internationale qui est également nécessaire pour développer des politiques et des normes communes. Pour lui, les gouvernements, les entreprises et les organisations de la société civile doivent travailler ensemble pour garantir que l’Internet soit un outil inclusif et bénéfique pour tous.
En fin de compte, Nathan Ntahondi révèle que l’Internet est un droit fondamental qui doit être protégé et promu. Pour lui, il est temps de prendre des mesures concrètes pour garantir que l’Internet soit un outil de développement et de progrès pour tous les citoyens du monde.