A partir de ce mardi 22 septembre, le monde se donne rendez-vous à New York pour la Semaine de haut niveau de la 81è Assemblée générale des Nations unies. Près de 130 chefs d’Etat et de gouvernement vont, à partir de cette date, se succéder à la tribune jusqu’au 28 septembre. Le président burundais, Evariste Ndayishimiye participe à l’ouverture de ce débat général des Nations unies, édition 2026.

Le thème mis en avant cette année est : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations unies qui apportent des résultats à tous »

La nouveauté 2026 : le Burundi à la présidence de l’Union africaine

Pour cette édition, le chef de l’Etat burundais, Evariste Ndayishimiye ne parlera pas seulement au nom du Burundi. Il interviendra en tant que président en exercice de l’Union Africaine, une fonction qu’il assume depuis le 14 février 2026 à l’issue de la 39è session ordinaire à Addis-Abeba. Il a succédé à l’Angolais João Lourenço. Cette double casquette change la portée de sa participation à l’ouverture. Son discours à la tribune est attendu les 23 et 24 septembre selon le calendrier arrêté par les organisateurs de cet événement mondial.

Un agenda africain à défendre

Elu sur le thème annuel « Garantir un accès durable à l’eau et à des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », Ndayishimiye arrive avec deux priorités qu’il a déjà affichées : la paix et la sécurité continentale, et l’autonomie de l’Afrique dans le règlement de ses crises. « Aucun pays africain ne devrait pas être recolonisé ou envahi aux Xxi siècle », avait-il déclaré à son investiture.

La réforme de l’ONU au cœurs du discours africain

Comme le souligne l’article de La Cinquième, derrière les discours se pose la question de la capacité d’action de l’ONU et de la réforme de sa gouvernance. Ndayishimiye portera la position commune africaine : une représentation plus équitable au Conseil de sécurité et une voix plus forte dans les décisions sur la dette, le climat et le financement du développement.

C’est une opportunité historique, pour le Burundi, de faire entendre l’agenda 2063 depuis la plus grande tribune mondiale et repositionner le pays comme acteur de la médiation régionale, des Grands Lacs au Sahel.

Pour rappel, le président Ndayishimiye a quitté Bujumbura dimanche soir de l’aéroport International Melchior Ndadaye à la tête d’une délégation burundaise, accompagné de la Première dame, Angeline Ndayishimiye. Comme à l’accoutumé, il devrait également rencontrer la diaspora burundaise vivant aux Etats-Unis, avait-on appris de sources concordantes.

Sources : https://x.com/ntarehouse/status/2099138261637829106?s=46Ֆt=w5Wf1lKGL10HgS2pw0ZbMg

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