Burundi ˃Le Régulateur des TIC écoute et apaise : 25 juin 2026, nouvelle échéance pour les abonnés concernés

Le régulateur burundais prolonge l’enregistrement des cartes SIM jusqu’au 25 juin 2026, une décision saluée après le chaos dénoncé par les abonnés et relevé par TIC Actualité. Le Fondateur de CBETIC, qui avait alerté sur ces désordres, se réjouit d’une mesure jugée responsable et apaisante.
Burundi˃Lumitel débordé à Bujumbura : les abonnés dénoncent le chaos

Le communiqué de Lumiel exigeant la présentation des cartes d’identité a provoqué un afflux massif à ses bureaux de Bujumbura. Mal organisée, l’opération a engendré files interminables et désordre, poussant des abonnés mécontents à abandonner le service.
ANALYSE ˃ Float limité : Survivre à la règle des trois dépôts par jour avec des clients frustrés

La règle des trois dépôts de l’argent mobile par jour protège les agents en gérant leur float limitée et en réduisant les risques de braquages et d’erreurs de caisse. Elle freine aussi le blanchiment par fractionnement. Mais elle bloque les clients multi-dépôts comme les commerçants, et fait perdre des commissions aux agents, surtout en zone rurale. La solution tient en trois mots : anticiper, communiquer et s’entraider. Le client accepte la limite s’il comprend et si on lui propose une alternative.
Burundi : Le Directeur général de l’ARCT, le Dr. Muhizi Samuel sur le guide de commerce électronique rendu officiel

L’ARCT coordonne la mise en œuvre du guide e-commerce : les opérateurs doivent progressivement se conformer aux lignes directrices. Seules les plateformes conformes techniquement et réglementairement pourront opérer. Aucune taxe supplémentaire sur les ventes en ligne ne sera exigée. Les litiges seront gérés par arbitrage et l’infrastructure de signature électronique est en cours de mise en place dans le cadre du projet PAFEN.
Exclusivité : L’urgence d’un corpus Kirundi pour l’Intelligence artificielle au Burundi

Dans cette interview, Nathan, fondateur de CBETIC, souligne l’urgence de créer un corpus en Kirundi pour l’intelligence artificielle afin qu’elle puisse comprendre et servir les locuteurs burundais. Il explique que sans données linguistiques le Kirundi restera absent des modèles d’IA, ce qui risque d’exclure des millions de personnes des outils numériques. Il appelle le gouvernement, les partenaires, les bailleurs, les universités et les jeunes à une action collective.
ANALYSE ˃Quand l’Intelligence artificielle intègre déjà le Kirundi : Enjeux et opportunités pour le Burundi

L’intégration du Kirundi dans l’Intelligence artificielle (IA) bute sur l’absence de données structurées de qualité. Sans corpus, la langue reste invisible et le Burundi dépend d’outils conçus pour d’autres langues. L’enjeu est celui de la souveraineté numérique et de l’inclusion. Le défi est de numériser et nettoyer des textes fiables en Kirundi pour éviter la production déformée de notre culture par l’Intelligence artificielle. La mise en ligne du journal Ubumwe offre une des solutions immédiates, en fournissant un corpus massif, standardisé et exploitable pour entraîner des modèles IA en Kirundi.
ANALYSE> Créer un Service Contenus au sein du FSU, une urgence stratégique

Le projet du Gouvernement de connecter 1000 écoles et 1000 centres de santé est historique, mais risque d’échouer sans contenus pertinents. L’expérience montre que 45% des sites connectés restent sous-utilisés car Internet seul ne crée pas l’usage.
Le FSU devrait donc créer d’urgence un Service Contenus pour garantir l’impact. Sa mission est de diagnostiquer les vrais besoins du terrain, de produire des contenus offlines en Kirundi pour l’agriculture, l’éducation et la santé et de mesurer l’usage réel et les vies transformées, pas seulement les télécentres installés.
BBS: Une nomination sous le signe de l’expertise numérique

La nomination de Diègue Nifasha à la direction de BBS est un choix stratégique qui valorise l’expertise numérique. Reconnu pour sa contribution à l’éducation technologique des Burundais via ses interviews sur TIC-Actualité de CBETIC, il a su vulgariser le numérique auprès du grand public. Son profil, alliant compétences techniques et pédagogie, constitue un atout pour faire de BBS un acteur clé de la transformation digitale. CBETIC salue cette nomination qui reconnaît l’importance des compétences numériques dans les institutions du pays.
COMMENTAIRE: Le Web3, opportunité ou illusion pour le Burundi

Le Web3, ou Internet de la propriété basé sur la blockchain, représente à la fois une opportunité et un défi pour le Burundi. Il pourrait renforcer l’inclusion financière via des paiements à faible coût, assurer la traçabilité des produits d’exports et la souveraineté numérique par exemple. Mais son déploiement reste conditionné par trois prérequis, notamment l’Internet stable, l’énergie fiable et les compétences numériques. Le Burundi ne doit ni ignorer le Web3 ni s’y précipiter. La priorité est de consolider les bases du numérique actuel. Il faut former des compétences locales, et tester le Web3 sur des cas d’usage concrets. L’objectif est de maîtriser l’Internet d’aujourd’hui pour mieux façonner celui de demain.
Burundi : « Un projet sans moi est contre moi » : le défi caché du numérique burundais

Le projet du Gouvernement de connecter 1000 écoles et 1000 centres de santé à Internet est une avancée majeure. Mais sa réussite dépend moins de la technologie que de l’adhésion des bénéficiaires. Sans sensibilisation, l’Internet risque de devenir source de distraction et d’échec plutôt qu’outil de développement.
